mercredi 27 avril 2011

mon tich heurte

Temps estival et période "up",
je crée mon t-shirt !



mardi 19 avril 2011

Santé ! (ou terrasser)



On se l’était dit : au premier rayon de soleil, on va boire un verre en terrasse.




C’était l’année passée. A mon avis, ils n’avaient pas sorti les terrasses …
.. ou on n’a pas eu le temps ou que sais-je …
Lui a eu de graves problèmes de boulot, il était parti en claquant la porte. On a gardé des contacts (peu avouons-le).
Et on devait aller manger l’un chez l’autre. On ne l’a pas fait bien sûr.




On ne le fera plus, il est mort ce weekend.
Je l’ai appris hier, attablé à une terrasse.




A ta santé vieux !

mercredi 13 avril 2011

Vivons heureux en attendant la mort *



Prenant (enfin) conscience de cette évidence, j’ai décidé d’en profiter (de la vie s’entend).

En effet, quoi de plus bête que de vivre entravé alors que de si bonnes choses sont à portée de main. A cet effet, on se souviendra utilement de la formule « carpe diem » (muet comme une carpe) ou de l’autre « tempus fugit » (mon tampon fuit) - il y a aussi « tu quoque mi fili » mais ça n’a rien à voir.

Comme je n’ai aucune idée du temps qu’il me reste (car peu de temps, c’est relatif, surtout à la fin), il me faut en profiter à l’économie. Ce qui est quand même un sacré paradoxe. En effet, que choisir : une grosse dose de plaisir de suite ou des petits plaisir distillés de ci delà sur une plus longue durée.

Tout ça n’est en réalité qu’une question de moyens … en effet, si on veut tenir un petit peu, il faut, par exemple, continuer à travailler pour avoir des sous … (ou gagner au lotto pour en profiter longtemps).

L’équation pourrait donc se résumer à « profiter = dérivée de (plaisir + moyens exposant temps) ».

La notion de temps étant inconnue (sauf de décider soi-même de la date de fin, ce qui donne une durée maximale mais non minimale), la maximalisation du profit est obtenue en maximisant les moyens et/ou les plaisirs.

Je propose de choisir d’emblée d’agir sur un élément que je maîtrise : le plaisir.

Je prends tout.

Fromage et dessert ! Cheese and cake ! Kaas en gebakjes ! (I try to be international).

Hôtesse d’accueil et femme légitime, fellation et haleine mentholée, bons repas et estomac léger, argent et liberté …

Mise en pratique : ce matin, j’ai pris un délicieux petit déjeuner tardif pendant mes heures de boulot dans un chouette endroit au frais de la boîte. J’y ai été accueilli en hôte par deux jeunes dames sympathiques et sexy.

Malheureusement, je n’ai pas trouvé de solution à l’absence de fellation …


(je suis libre jusque 17h30 …)




* expression du regretté Pierre Desproges qui faisait rire mon (regretté lui aussi) père dépressif rongé par des angoisses existentielles


Photo : San Sebastian par David Vance. Allez savoir pourquoi …

mardi 5 avril 2011

Surprise, I'm dead !

On meurt tous un jour. On ne sait pas trop quand (en général) mais on y passe. Autant tout préparer. Je veux d’abord mourir en pleine forme. Je ne tiens pas à la longue et pénible maladie ou à la maison de retraite qui sent la pisse et la soupe (sauf si elle ressemble à « playboy mansion ») où j’attendrais bavant sur une chaise percée la Grande Faucheuse (ou une improbable hôtesse d’accueil). Je ne veux pas aller dans un Funérarium. D’abord, je hais les entreprises de Pompes Funèbres, ensuite je veux que ma famille profite de ma présence jusqu’au bout. Je tiens à ce que les amis viennent aux heures qu’ils veulent pour « rendre visite ». On me rangera fort opportunément dans le salon-salle-à-manger-qui-ne-sert-à-rien-sauf-pour-la-communion-du-gamin-ou-autres-grands-événements. Les visiteurs (amis et familles) pourront boire l’inévitable tasse de café dans le séjour. Pour les « obligés », tant pis pour eux. Ils feront déjà assez de commentaires comme ça (sur ma maison, le petit jardin de l’entrée où je n’aurai pas enlevé les mauvaises herbes, …). Ah oui, j’oubliais, pour les proches, entrez directement sur le côté. Mon cercueil sera le moins cher possible (voir supra) et pour le corbillard, je propose la camionnette de ma femme qui est grise (la camionnette, l’autre étant blonde). En bref, je veux le service réservé aux « indigents » (+- 850 €) sauf que je veux être incinéré (au cas où je ne serais pas vraiment mort). Pour les fleurs, on sait par qui passer (c’est comme faire une enveloppe à la veuve). La cérémonie se passera en 4 temps. 1) La levée du corps, si possible par bon temps. Selon mes calculs, le cercueil passera la porte. Dehors, plein de gens. Les retardataires seront garés loin (ils n’avaient qu’à être à l’heure). 2) On ira à l’église de mon village à pieds (+- 500 m). Je ne suis pas trop croyant mais sans passage à l’église, ça risque d’être un peu léger. Un anticlérical intègre gardera mon chien aux portes de l’église. Je ne veux pas d’un curé noir net/ou pédophile. Je préfère l’Abbé Grignon qui est très con (il est québécois). Il a un accent terrible, on ne comprendra rien. La musique jouera un rôle important. J’insiste, ce sont mes dernières volontés, les curés ne pourront pas aller contre. Entrée sur Hells Bells (AC DC), pour être raccord avec les cloches qui sonnent dehors. Si ça passe, ce sera très bon. Je n’ai jamais aimé ces gens (généralement des publicitaires) qui utilisent des chansons sans en écouter les paroles : pour le top, j’hésite entre « wonderful life » (Black) pour le jambon ou « hurt » (J Cash / NIN) pour Nike Air. Ensuite, « In my life » (par J Cash). Je pense aussi à « Peace » de Depeche Mode, « When the music’s over » des doors, … Pour le final, je propose « knocking on heaven’s doors » par Antony and the Johnsons. Si tout le monde ne pleure pas à chaudes larmes, c’est qu’ils sont sourds. Juste après on enchaîne par “Goodbye Crual World” de Pink Floyd. Un jour, lors de l'enterrement d'un collègue, j'ai entendu mon patron faire son éloge funèbre. Glups, ça ne fait pas envie ... « il aimait la philatélie et la numismatique …» (ce qui n’était sans doute pas vrai) Que va-t-il dire pour moi ? S’il doit dire la vérité, on serait plus proche de : « il aimait le porno qu’il regardait au bureau jusqu’à ce qu’on installe fortiguard », « son rapport coût / rendement était très faible » ou « je pense que son décès est une bonne affaire ». Je propose donc qu’il s’abstienne tout simplement. Je vais faire mieux : je vais enregistrer un message qui commencera par « paf ! Je suis mort » et ensuite, je parlerai (je ne dis rien, je garde le suspens). Par pure sadisme, des CDs commémoratifs (MP3) seront distribués à la sortie. Ils reprendront mon message, les chansons de l’église ainsi que mes albums – compils préférés (Magic and loss de lou reed, PG3, 4 et passion, the wall de pink floyd, ok computer de radiohead, mes compils de johnny cash, rammstein, metallica, des doors, led zep, The the et divers morceaux tristes (your ghost de kristin hersch ou wonderful life de black). Je prépare activement le cd. 3) on part pour le crématorium (les obligés nous quittent). Je grille. Je propose que ceux qui on envie de dire quelque chose le fasse à ce moment (avec l’accord préalable de mon épouse). Seuls des proches pourront parler s’ils le désirent (je tiens une liste mise à jour quotidiennement) ; Attention de ne pas faire de fâcheuses révélations de dernière minute (enfant caché, amour immoral, pratiques douteuses, etc …) . Dans l’attente des cendres, je propose que l’on se limite à une tasse de café à la cafet’ (vu les prix pratiqués). On revient avec une urne. 4) Retour à la maison. Je tiens à ce qu’on évoque des souvenirs rigolos en buvant mon whisky (faut tout vider) et de la Maes au fût. Un peu de vin rouge aussi (Pinot noir frais). Bien sûr, il y aura les inévitables sandwiches à l’américain et la tarte au riz. Départ des amis. Ne laissez pas ma veuve seule. Elle m’a dit avoir très peur de ce premier soir. Pour ma succession, je propose le Notaire Patrick Bioul. Ma femme devrait avoir droit à ma pension. J’espère que j’aurai réglé les problèmes d’assurance-vie à temps. J’aimerais qu’un mec sympa me succède dans le cœur de ma femme (pas me remplace). Il doit être gentil et la respecter. Même chose pour mes enfants. Je sens que ça va être chouette !

mercredi 30 mars 2011

Feel like going home

Je me souviens d’un mauvais moment.

Celui où les illusions tombent comme les masques.

Ce moment où au mieux on atterrit, au pire on se crashe.

Je me souviens, d’un jour ensoleillé de septembre où j’ai vidé mon kot à Bruxelles (1). Je venais de rater ma première candi et j’abandonnais lâchement. C’était la première fois que je ratais quelque chose. Jusque là, je me la pétais (sévère on m’a dit). Je suivais des études « classes » (sciences po) dans une université superclasse (l’U.L.B.). Moi qui venais d’un quartier « ouvrier » de la banlieue pauvre de Charleroi (c’est dire), c’était l’ascenseur social. Enfin j’avais appuyé sur le bouton, je n’avais pas encore atteint l’étage supérieur. Et ça je l’avais un peu oublié !
Mais là, j’en étais à raser les murs. J’étais franchement désolé pour les espoirs déçus (les miens et ceux des autres – ma mère qui en parlait à tout le monde par exemple). Mais surtout, j’en chiais.

Me revoici sur la route ensoleillée (voir (1)). Mon brol est dans le coffre de ma polo. Et quelqu’un est venu me donner un coup de main. Dans l’autoradio, les Notting Hillbillies. Les fenêtres sont ouvertes, on a pris les chemins de traverse comme pour retarder l’heure du retour.

Prévoyez une longue route pour abandonner votre fardeau. Et un ami. Ne pas oublier de lui dire merci.

N.B. : vous pouvez vous faire accompagner par une hôtesse d’accueil, si c’est votre amie ou si vous envisagez de la niquer avant de fermer votre kot. (ce sera toujours ça de pris).

jeudi 24 mars 2011

boucherie à la ferme

Je suis une feignasse.
En fait, je suis un génie fainéant, c’est plus sympa.
De mon cerveau jaillissent des tonnes d’idées qui se heurtent lamentablement à mon immobilisme pesant.
Dans ma tête, j’ai écris quatre ou cinq romans et un guide professionnel qui fait référence.
J’ai aussi fait une série (pour canal plus) et pondu une bonne vingtaine de chansons.
Je dois aussi avoir sculpté une flopée d’œuvres monumentales. Sans compter tout ce que j’ai oublié au cours de cette prolixe carrière.
Mais en fait tout ça, c’est du vide, juste des étincelles …
Stephen King rappelle souvent qu’écrire, c’est d’abord du travail, tous les jours, des lignes et des lignes. Mais travailler, c’est pas mon fort, sinon je n’aurais pas tenté une carrière d’hôtesse d’accueil.
Et puis, c’est bien plus facile de ne rien faire et de garder au fond de soi, ce potentiel de génie qui sera, c’est sûr, reconnu un jour par l’humanité entière.
Pour moi ce sera le Nobel ou rien !
Enfin dans la catégorie glandeur, j’ai ma chance.

Je déteste les tests d’intelligence et de personnalité des chasseurs de têtes. Sans eux, je pourrais distribuer des prospectus et indiquer les toilettes habillée en tailleur bleu marine taille 38. Mes cheveux seraient peroxydés et mes ongles manucurés. Mes culottes en dentelles seraient noires et mon sexe épilé car Monsieur le Directeur Adjoint, il aime ça quand c’est doux sous ses doigts gourds et poisseux (J’arrête là ça m’excite).
Je déteste les hôtesses d’accueil chronophile et les petits chefs de se(r)vice acomoclitiste.
Je ne m’aime pas beaucoup non plus mais ça c’est une autre histoire.

N.B. : voici les titres de mes romans noirs :
- « Boucherie à la ferme » : un massacre est perpétré dans une ferme bio de la Hesbaye brabançonne. L’envers d’un univers paysan en pleine crise …
- « De la cigüe dans le choco » : des enfants meurent suite à l’ingestion de tartines de Nutella ©. On pense de suite à un complot contre Ferrero mais les victimes ont un étrange lien …
- « Pas de Noël pour les cafards » : A la Veille d’un long week-end de congés pour Noël, un employé de la société de nettoyage est chargé de répandre une solution anti-cafards dans les bureaux. Mais on a bloqué les issues et il est impossible de quitter le 19eme étage …
- « Pique-nique » : Les aires d’autoroute ne sont pas des endroits sûrs, surtout la nuit. Ces lieux interlopes sont hantés par de biens curieux cadavres …
Les enquêtes sont menées par le Commissaire Henry Bakeman et l’Inspecteur Robin Garth. Le premier est un ex-junkie bipolaire, son acolyte un(e) transexuel(le) lesbienne.
Bateman et Robin, les meilleurs !

mercredi 23 mars 2011

Peut-on divorcer de ses enfants ?


J’ai un fils de 12 ans.
C’est un connard.
Je l’aime, ça n’a rien à voir, c’est juste qu’il me pourri la vie.
Il est grossier, n’en fout pas une à l’école, dépense (mon) argent à des conneries, …
Je pense parfois qu’il a le fond mauvais, une vraie teigne.
Vous pensez que j’exagère, que je l’ai mal éduqué. Possible …
J’ai joué le coup de la carotte : une récompense quand il faisait un truc bien : un nouvel ampli pour des résultats scolaires honorables, pas d’effet, des vêtements de « marques », idem, une place pour le Big 4 cet été : itou.
J’ai alors pris l’option inverse, je supprime (progressivement) : plus d’ordi, de télé, de wii, de DS, de guitare électrique (j’ai qd même gardé l’acoustique pour les cours), de lecteur MP3, de vêtements de « marques », d’argent de poche, de sorties. Aujourd’hui, je viens de supprimer le dago de midi (il ira avec des bêtes tartines à l’école). Je pense supprimer bientôt la nourriture et enfin l’eau. Et puis le priver de sommeil. Je me demande s’ils obtiennent des résultats à Guantanamo.
J’ai peur qu’il finisse mal, enfin qu’il continue (il vient de lancer un pétard de la fenêtre de sa classe vers la rue !). Il veut arrêter l’école. Il épousera une hôtesse d’accueil qu’il a mis enceinte. Il vivra de petits larcins et de deal. Et de l’allocation du CPAS.

Je finis par le détester. Et c’est peu dire.